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Le premier bal des Séries à Bannegon.

Bannegon 2004, le Bann'quat'.

par Takeo De Meter et Annette Flottwell



Le club « Le Temps des Séries », réservé uniquement aux Land-Rover sur ressorts à lames, vient d’organiser son premier rassemblement à Bannegon, à quelque 35 kilomètres au sud-ouest de Bourges, sur le domaine du château médiéval des lieux. Ce fut un véritable succès, ce 1-3 Octobre 2004. Plus de trente ‘Séries’1, 2 et 3, sont venus de toute la France, d’Allemagne, de Belgique. Une ambiance inoubliable, le véritable style de vie ’Land’, beaucoup plus qu’une ordinaire réunion de véhicules dont il y en a 13 dans la douzaine.

C'est bien d'avoir vécu un week-end Land 'authentique' dans l'amitié et la convivialité. Sans oublier une organisation parfaite qui a merité l'admiration et les remerciements de tous les participants. Vivement le Bann'cinq !

Le Vendredi matin, qui s’annonçait beau, je me suis affairé à charger la fidèle 109 V8 à Annette d’une brosse à dents, 50 kg d’outils, 500 kg de pièces de rechange, une tonne de caméras et les légumes nécessaires à la soupe.
Nous sommes partis vers 2 heures de l’après-midi, sous un soleil d’automne rayonnant, le petit trois litres cinq ronronnant comme un chaton siamois au sein de sa maman et poussant joyeusement ses deux tonnes d’alu et d’acier le long des belles routes de France.
En route, j’achète un pain, du saucisson. Nous faisons une brève pause pique-nique le long de la route. Petit caoua chauffé sur mon réchaud à essence (sans plomb, bien sûr) et nous voilà re- en route.

8
0 litres de GPL et un demi-litre de 20W50 plus tard, nous arrivons au bivouac. Il fait encore jour et pendant qu’Annette fait connaissance de ceux arrivés avant nous, j’installe notre couchage dans la benne de la 109.

Voilà Tom qui arrive d’Allemagne dans sa 88. Il a fait bon voyage, embrasse Annette et me fait cadeau d’une bouteille de Scotch que nous débouchons afin d’en comparer le contenu à la gnôle Charentaise apportée d’Angoulême. D’autres nous saluent et nous saluons les autres pendant que je commence à préparer la soupe à l’ail. Raymond tolère que celle-ci soit préparée à côté de sa splendide Série I de 1949. Antoine vient me demander quand cela sera prêt.

Ça cuit...et pendant la cuisson, je fais le tour du bivouac, bavardant çà et là, buvant un coup ici, en servant un là. On parle beaucoup, on admire les Lands, on se sent bien, spontanément, entre amis. Il se fait tard, la nuit trébuche...et tombe. Tout le monde allume ce qu’il a comme loupiotes, allant de la bougie aux veilleuses Land. Pendant que je distribue ma soupe à ceux qui en veulent, quelques tardifs arrivent (les derniers à quat’ du mat’). Arnaud vient dire bonjour au bivouac avec sa 109 V8 bâchée avant de se retirer au gîte avec ses bout’chous et Valérie.
Il se fait quoi ? Minuit ? Je ne sais plus. Je me réveille un peu...comment dire...tard. De toutes façons, le bivouac a déjà l’air un peu plus rempli. Un peu plus bruyant aussi. On re- salue Bruno, Jérôme, Marc venu de Belgique.

On fait un brin de toilette à base de rasage-retroviseur Land, quelqu’un fait du café, un autre du thé, une équipe demarre un deux-litres-un-quart pour le raid boulangerie. On se réveille, quoi: pains au chocolat, croissants...
V
ers onze heures, Bruno et Jérôme sonnent l’appel apéro: rassemblement sur la pelouse près du château. Alors là...bravo! Une bonne trentaine de Series s’alignent sous les arbres, les unes plus belles que les autres. Ça photographie de partout et pendant qu’Annette brûle de la pellicule 6x7 dans son Pentax, je me taille une pointe à mon crayon et je commence un nouvelle page dans mon calepin.
Les organisateurs nous souhaitent la bienvenue, après quoi nous prenons un léger apéritif avant de partir en balade.

Photo:

une belle Stage One enfleurie!



Nous faisons partie du groupe à Jérôme qui commence par nous mener à une station-service pour qu’on donne à boire à nos montures et ou nous assistons à une démonstration du fonctionnement du système de vérification automatique du niveau d’huile moteur d’une 88 diesel (photo): s’il n’y a rien par terre, c’est qu’il n’y a plus d’huile.

Le soleil brille, les chemins sont beaux mais un peu secs à mon goût: pas besoin de bloquer le diff central. Un petit passage boueux ne nous laisse même pas souiller nos brodequins et les moquettes restent propres dans toutes les Series. Ça passe comme une lettre à la poste. On ne se hâte surtout pas. Balade paisible, idyllique presque, brins de causette en cours de route, des enfants descendent de voiture pour cueillir des fleurs, le V8 tousse de temps en temps faute de tours/minute, on prend même soin de ne pas écraser les ver(t)s qui croisent notre chemin en route vers la Mare Aux Canards De La Mort Qui Tue, à côté du Monticule Qui Accroche, pas loin de la Prairie Du Dévers A Gauche, juste en-dessous de la Pente Qui Descend Vers Le Bas, avant la Montée d’en Haut.

Du sec de chez Buvard Père. Pas glop, me dis-je, mais on reste tout bonnement accroché sur le monticule mentionné plus haut. GRRR. Donc, glop quand-même. Annette passe habilement la marche arrière, se relance, et passe comme tous les autres. Le monticule accroché et passé, la première 88 se plante joyeusement dans la petite mare et nous la sortons de là, toutes forces réunies. Annette (et quelques autres) garnissent leurs châssis de légumes dans la même mare. Ensuite, on fait tout le tour de la zone trial, sans problèmes, on s’amuse bien. Tous passent. Cependant, il y a quelque chose qui me chiffonne: ça passe trop bien. Tom, l’Allemand, me demande quelle serait l’inclinaison latérale que peut prendre une Land. Je lui réponds: 45 º. en statique (35º en dynamique lent). Sur quoi je démarre la 109 pour faire un petit tour du trial tout seul et je me ventouse un vieux clinomètre sur le pare-brise, question d’en avoir le coeur net.

Si Bruno et Jérôme ont fait un parcours ‘prudent’ je mesure une moyenne de dévers de, disons, 40 deg. Ce qui veut dire que tout le monde a joyeusement fait un parcours trial ‘limite’ sans s’en vraiment rendre compte, ce qui ne peut qu’argumenter en faveur des ressorts à lame, beaucoup plus rigides (et donc beaucoup plus stables) que les hélicos des Defs et autres. J’en suis certain que le premier Def qui fait le même parcours se couche sur la portière gauche au premier essai ! Heheheh.


Tous, le sourire d’une oreille à l’autre, au visage, rentrent au bercail. Pas de casse.
Si le château de Bannegon offre un cadre unique pour un rassemblement, sa cuisine Sarrasine n’en est moins spéciale: une pièce voûtée dont l’apex fait cheminée. Il en reste trois en France qui sont opérationnelles. Ceci veut dire que le feu est fait au beau milieu de la pièce, le cuisinier peut évoluer autour. La pièce entière fait cheminée !
Repas du soir délicieux, bon vin, fromages de qualité. Le tout agrémenté des chants angéliques des Nobles Dames de l’Organisation. Nous ne parlerons point des élucubrations ébriées des deux autres ‘chanteurs’.

Le repas dura ce qu’il dura et je me réveillai le lendemain mâtin, dans le brouillard flamand. Ah non, nous nous trouverons en Ecosse peut-être, la visibilité était environs 5 m.
Re-caoua, re-thé, re-boulangerie, re-GDB. Bruno et Jérôme nous sauvent en mettant en route la balade du Dimanche mâtin: courte, promenade dans la forêt (à pied), la prise d’air rafraîchissante et, ô combien, nécessaire.

<- Les jeux de dimanche

Retour au château, adieux ‘officiels’, 34 lands présents. Pratiquement tous les modèles représentés dont:
1 107 sw (coupe « coup de coeur » pour une restauration respectant l’esprit et joliment réalisée par Guillaume),

1 Dormobile 6cyl (prix de l’originalité pour une Land de marque Dormobile et en état de neuf amenée par Michel),

1 109 pompier (prix de l’originalité),Bravo François pour la mise en route de la moto-pompe!

1 109 ambulance (prix de l’originalité) et avec le A collé à l’arrière car Sylvain est jeune conducteur !

1 80’ de 1949(médaille de la land la plus anticonformiste: pensez, époussetée le matin, son propriétaire, Raymond n’a pas hésité à la mettre dans la boue l’après midi, ce qui fait de lui un collection de la race des purs, un anticonformiste comparé à la multitude de collectionneurs « musée » ;-) ),

1 86 pouce avec la poulie arriere de prise de force (prix de l’originalité), et quel plaisir de la voir évoluer: merci à « Biquet » son propriétaire.

Enfin la coupe de la land la plus baroudeuse a été donné à Marc et Nicole pour leur land traînant une remorque camping donnant un effet de voyage très réaliste et... réellement utilisé.

La coupe de la land la plus éloignée a été attribué à Tom, venant d’Allemagne avec « Monthy » sa 88 bâchée. Une bien belle équipe, au conducteur éminemment sympathique et jovial.

Je me permets de conclure: ça fait maintenant quelque 35 ans que je me promène en Land et que j’ai vu quelques rassemblements. Celui-ci fut un des meilleurs, à mettre en ligne avec le Goodwill en Belgique, les Old Landies de Turin, le Guixaro en Espagne. Il n’y en a pas beaucoup, de cette qualité, ou la convivialité l’emporte sur les kékés qui croient à avoir à prouver quelque chose à chaque tour de roue.
Le Bann’quat’, lui, a prouvé ‘in se’ ce qu’il fallait prouver: un rassemblement entre AMIS, avec des Land plus que valables nonobstant leur âge. N’oublions pas que TOUS les vraiment GRANDS raids Land-Rover ont été fait par des SERIES !

la Série I passe sans effort ->